Faire chanter sa classe

 


QUEL « MAÎTRE-CHANTEUR » ÊTES-VOUS?

1/   Je fais chanter ma classe tous les jours :-) :-| :oops:
2/   Je sais choisir un répertoire en fonction du niveau de mes élèves :-) :-| :oops:
3/   Je sais gérer l’espace: place de l’individu, position du groupe :-) :-| :oops:
4/   Je sais gérer le temps: construire une séance de chant :-) :-| :oops:
5/   Je sais mettre mes élèves en condition de chanter: travail de la détente, travail sur la posture, travail de la respiration :-) :-| :oops:
6/   Je sais préparer la voix de mes élèves à chanter :-) :-| :oops:
7/   Je sais conduire un apprentissage précis phrase par phrase :-) :-| :oops:
8/   Je sais donner le ton :-) :-| :oops:
9/   Je sais donner le départ et l’arrêt d’un chant :-) :-| :oops:
10/ Je sais donner des départs différés (diriger un canon) :-) :-| :oops:
11/ Je sais donner des indications de nuances :-) :-| :oops:
12/ Je sais conduire l’apprentissage d’une polyphonie simple, d’un canon… :-) :-| :oops:

 

 

Entre 8 et 12 :-) Vous êtes un musicien confirmé: entraînez les autres à votre suite, dynamisez le chant dans votre école. Vous pourrez trouver sur ce site des compléments d’information, des idées d’exercices, des outils vous permettant d’aller plus loin!
Entre 4 et 8 :-) Vous aimez faire chanter, mais avez besoin d’apports techniques. Ce site apportera des réponses à certaines de vos questions et vous permettra d’avancer.
Une majorité de :oops: Le chant est un domaine que vous n’abordez pas facilement. Ce site vous apportera quelques clés pour vous en sortir malgré tout…

Selon vos points forts/points faibles,

vous trouverez des aides et des conseils pour chaque item dans les lignes qui suivront…
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ITEM1 / LE CHANT AU COEUR DE LA PRATIQUE MUSICALE


 

Plusieurs niveaux d’enseignement

– Chanter avec sa classe

– La chorale de l’école : il s’agit d’un groupe constitué, avec une pratique régulière autour d’un véritable travail vocal.

– La rencontre de chant : moment fédérateur qui regroupe plusieurs classes, finalisation d’un apprentissage

 

Le grand secret pour progresser : chanter souvent !

 

A l’école maternelle, le chant a longtemps fait partie des pratiques ritualisées : on chante pour rythmer la journée, marquer les activités quotidiennes, construire le langage (importance de la comptine).

Il a un rôle socialisant très important. Chacun trouve une place au sein du groupe. On peut s’essayer, répéter des mots, des phrases de plus en plus longues, quel que soit son niveau de maîtrise langagière. En petite section, certains enfants mettent du temps à « oser » donner de la voix. Le plaisir de chanter se construit petit à petit…

 

A l’école élémentaire, il est également important de chanter régulièrement pour progresser. On pourra consacrer quelques minutes à cette activité chaque jour. Ce moment servira de « moment de rupture », permettant aux élèves de se recentrer. C’est également un moment de plaisir fédérateur…

On pourra revoir un chant appris, faire mémoriser d’autres strophes…

 

On consacrera un temps plus long à une véritable séance d’apprentissage dans le cadre d’une séance d’éducation musicale inscrite à l’emploi du temps.

 

Il faudra choisir judicieusement le moment favorable à la séance de chant. Préférer un jour de la semaine et un horaire où les enfants ne sont pas fatigués ou excités. La musique demande de la concentration et de l’investissement. Le moment de la digestion, la fin d’après-midi, le début de la matinée ne sont pas les meilleures plages à l’emploi du temps. Le matin en particulier, la voix n’a pas encore été beaucoup sollicitée après le repos de la nuit, et a besoin de se rôder.

 

Le second secret pour progresser: chanter dans un but précis!

 

Pour donner du sens à l’apprentissage et à la mémorisation des chants, finalisez le travail de l’année

  • En inscrivant votre classe à une rencontre chantante.

- Plusieurs rencontres sont organisées dans le département à plus ou moins grande échelle. Il s’agit pour les classes inscrites de préparer une liste de chants sélectionnés. Il y a en général des chants propres à chacun des cycles, ainsi que des chants communs aux trois cycles. Les enfants les interprètent accompagnés par des enseignants, des parents d’élèves musiciens, des orchestres de musiciens, professeurs des écoles de musique de proximité. Ils sont dirigés par des enseignants, des intervenants en musique, des conseillers pédagogiques en éducation musicale.

En prenant la forme d’un spectacle, les rencontres ont pour but de fédérer les classes autour d’un projet commun et de valoriser le travail qui se fait en musique tout au long de l’année.

Pour en connaître l’organisation, prenez contact avec votre circonscription, ou avec vos CPEM.

- Toutes les informations pratiques pour organiser, sonoriser une rencontre sur le site de l’association Approchants: http://approchants.fr/les-rencontres

  • En incluant des moments chantés dans votre kermesse
  • En organisant un concert pour les parents…

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ITEM 2 / QUEL RÉPERTOIRE ABORDER?


 

Bien choisir le répertoire est un point crucial pour progresser en chant !

 

Choisir des chants qui vont éveiller l’intérêt des élèves (lien avec un projet, intérêt du texte, humour, dynamique). Proposer des styles variés.

- Choisir des chants adaptés au niveau de votre classe.

Il ne faut veiller à ne pas rechercher avant tout notre plaisir d’adulte (nos chants préférés ne sont pas forcément adaptés aux capacités de nos élèves…).

 

Les difficultés d’un chant sont de deux ordres:

 

Le texte La musique
Le sens du texte, sa portée,le premier/le second degré  Les difficultés rythmiques : tempo plus ou moins rapide, rythmes syncopés, formules rythmiques difficiles « à mettre en bouche »
La difficulté lexicale et syntaxique  Les difficultés mélodiques : des intervalles (écarts entre les notes) importants, difficiles à réaliser…Des hauteurs difficiles à atteindre.
Le nombre de couplets, la quantité de texte à mémoriser Des difficultés liées au phrasé : des phrases longues, exigeant beaucoup de souffle pour être bien interprétées.

 

Trouver un chant adapté n’est donc pas une chose évidente.

Les chants des répertoires diffusés en milieu scolaire sont destinés aux enfants. Ils ont été adaptés à leur tessiture par des professionnels. (cf rubrique Outils dans le menu)

 

Remarques

- Ne pas hésiter pour les PS et MS, à chanter longtemps des mélodies sur quelques notes. C’est le cas notamment des comptines traditionnelles. La justesse (adaptation de l’organe phonatoire en fonction du son perçu) se construit progressivement. Il est donc dommageable de vouloir brûler des étapes!

- Si vos élèves chantent « faux » dans l’ensemble, c’est qu’ils ont manqué de pratique. Inutile de leur proposer des mélodies trop compliquées (beaucoup de variations de hauteurs), ni des mélodies qui montent trop haut au départ.

- Le chant polyphonique, chant à plusieurs voix (dont le fameux canon !), n’est pas un « sommet » à atteindre à tout prix. Il ne concerne que le cycle 3, à condition qu’il y ait eu une pratique suffisante en amont, et qu’on obtienne un bel unisson.

Progresser dans la justesse de l’unisson, la précision rythmique et l’articulation reste prioritaire quel que soit le cycle.

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ITEM 3 / CHANTER DANS UN LIEU ADAPTÉ


 

L’idéal est de pouvoir disposer d’un espace ouvert (type salle de motricité), sans trop de réverbération, pour pouvoir faire les exercices corporels debout, voire couché (respiration abdominale), et chanter en formation chorale.

Le placement des élèves en arcs de cercle, sur plusieurs rangées organisées par taille, permet aux chanteurs de bien s’entendre mutuellement et de voir le chef de chœur. Après plusieurs essais, il est bon d’adopter une position définitive. Ceci fera gagner beaucoup de temps au groupe et permettra à certains élèves en difficulté d’être à côté de chanteurs solides.

 

Pour les C1 et C2, il est bon de matérialiser ces lignes par des bancs ou des chaises, sur lesquelles on pourra aussi s’asseoir. La position debout est difficile à tenir (même pour certains C3)…Il faut penser à alterner la position debout/assis.

En élémentaire :
On chante très souvent en salle de classe.
Demander aux élèves d’avancer leurs chaises sous la table, de façon à pouvoir se tenir debout et avoir un espace suffisant.

En maternelle :
On chante souvent assis sur les bancs au coin regroupement. Veiller à ce que les élèves ne soient pas trop serrés, et qu’ils se tiennent le plus droit possible.

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ITEM 4 / CONSTRUIRE UNE SEANCE DE CHANT


Téléchargez Structurer une séance de chant

 

Exemples de séances:Téléchargez

EXEMPLE DE SEANCE Chant C1 Coin Coin

EXEMPLE DE SEANCE Bambali

EXEMPLE DE SEANCE Chant Le blues du Père Noël

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ITEMS 5 ET 6 / LA PRÉPARATION CORPORELLE ET VOCALE


 

L’émission sonore met en jeu quelques 300 muscles!

Pour les mettre en synergie de façon optimale, il y a quelques petites notions à connaître . Il n’est pas nécessaire d’être un grand chanteur pour pouvoir accompagner les élèves sur la voie du progrès.

Décontraction, posture, respiration, place du son dans les résonateurs sont les maîtres mots de la mise en condition vocale.

Découvrir sa voix, c’est explorer de façon très concrète l’ensemble des paramètres du son, « ABC » du langage musical….

Il vaut donc la peine de se pencher sur ce chapitre (cf rubrique La préparation vocale dans le menu)

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ITEMS 7 ET 8 / LA PHASE D’APPRENTISSAGE DU CHANT


 

Il est indispensable de bien connaître soi-même le chant à transmettre.

Ceci a deux grands avantages:

  • Vous aurez vous-mêmes expérimenté à l’avance ses difficultés, et aurez conscience des obstacles à franchir.
  • Il vous sera possible de l’apprendre aux élèves phrase par phrase. (Jeu du ping pong). Rien de tel pour rectifier la justesse sur de petits fragments, améliorer la précision rythmique…

 

Il est indispensable d’apprendre par étapes

 

  • Il n’y a pas de règle dans l’ordre d’apprentissage.
  • Il est indispensable de connaître la hauteur de départ : avec un instrument si on est musicien, à partir d’un Cd si ça n’est pas le cas. Soyez vigilants: notre hauteur de confort n’est pas forcément adaptée à la tessiture des enfants.
  • On préfère souvent commencer par le refrain (s’il y en a un). C’est le coeur de la chanson, aussi bien du point de vue du sens, que du point de vue de la musique.
  • Lorsque le rythme, et donc l’articulation du texte est rapide, on commence souvent par « mettre les mots en bouche »: c’est le parler-rythmé. On énonce le texte en respectant le rythme syllabique. On reprend le même passage autant de fois que c’est nécessaire, jusqu’à ce que l’ensemble de la classe dise le texte simultanément. Pour ne pas lasser, on peut s’amuser à changer le timbre, le caractère de sa voix, ralentir ou augmenter le tempo. On pose ensuite la mélodie sur la structure rythmique.
  • Lorsque le rythme est simple, les élèves reproduisent immédiatement la phrase musicale.
  • Travailler les difficultés mélodiques en reprenant lentement les intervalles difficiles. Matérialiser les changements de hauteur avec la main, est d’une grande aide quelque soit le cycle.

 

Cas particulier:  :roll: Help!… je chante faux…..

Il ne vous sera malheureusement pas possible de mener à bien toute cette phase d’apprentissage.

Vous pourrez alors:

  • Proposer à un collègue un échange de service. Vous avez d’autres atouts à faire valoir….
  • Vous appuyer sur l’écoute d’un CD. L’apprentissage sera long (de nombreuses écoutes seront nécessaires pour une bonne imprégnation), et l’apprentissage sera très imparfait (des erreurs, des imprécisions risquent d’être bien ancrées…). Pensez à repérer quelques bons chanteurs dans votre classe. Ils peuvent vous être bien utiles…

 

Il est indispensable d’apprendre aux élèves à « écouter » avant de « faire »

 

  • Les élèves, en chant, comme dans beaucoup d’autres domaines, ont tendance à se jeter dans l’action, avant d’avoir pris le temps d’écouter.

En musique, l’apprentissage se fait par le processus:

1ère écoute/reproduction du modèle/

2ème écoute après feed back du maître/réajustement

  • Le jeu du ping-pong doit donc être réalisé dans un silence absolu, quand c’est au tour du maître de chanter. La main du maître se désigne, puis désigne le groupe alternativement. Ce procédé se construit dès l’école maternelle.

 

Il est indispensable d’apprendre soi-même à écouter

 

  • Ecouter est primordial pour le maître. Même si on n’est pas musicien, on est capable de juger du résultat obtenu et de demander un réajustement (chanter moins fort, chanter » plus ensemble », chanter plus juste). A défaut de pouvoir servir de modèle, on pourra s’appuyer sur un élève qui chante juste pour reprendre une phrase.
  • Il ne faut jamais chanter en même temps que ses élèves (ce qui nous empêcherait d’écouter ce qu’ils font…). Ce conseil ne vaut pas pour l’école maternelle, où la voix de l’adulte sert de moteur et de « guide-chant ». En Cycle 1, surtout en PS et MS, les enfants « suivent » le maître qui est souvent seul à entonner le début des phrases.

 

Il est indispensable de réfléchir à l’interprétation du chant

 

En fonction du chant, de sa structure, de son sens, on peut

  • Créer des effets d’échos
  • Confier certains passages à des solistes ou des petits groupes (si le chant a beaucoup de strophes)
  • Faire des nuances
  • Accompagner le chant de gestes qui vont aider à la mémorisation et soutenir la dynamique.
  • Créer un accompagnement rythmique lorsque c’est approprié (exemple, marquer la pulsation sur le refrain). Ceci dépend du style de la chanson, de l’effet produit. Il faut que l’ajout d’une instrumentation apporte quelque chose à l’esthétique de l’ensemble. Elle doit être bien réalisée, et faite par quelques élèves de la classe. On ne peut pas bien chanter et jouer d’un instrument en même temps.
  • Créer un paysage sonore en introduction

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ITEMS 9 À 11 / DIRIGER SA CLASSE


 

 

Pour diriger sa classe, il s’agit d’établir un ensemble de codes pour assurer un départ et un arrêt précis, donner des indications de tempo et de nuances.

Ce code doit être ritualisé pour être efficace. Le chef doit être présent dans les moments indispensables, sans en « faire trop ». Des gestes inutiles, peuvent « polluer » l’interprétation du chant au lieu d’être une aide.

Le niveau des chants interprétés à l’école primaire n’exige pas une direction académique (savoir battre les différentes mesures).

 

Diriger un chant en maternelle

 

Le geste de départ

Au début de l’apprentissage, il faut favoriser le chant naturel pour les départs: les enfants accompagnent spontanément l’adulte, ce qui pour certains est déjà une compétence à atteindre en soi.
On peut cependant travailler « l’attention au chef » en introduisant un élément visuel qui sera utilisé de manière rituelle: un gant, une marotte, des foulards de couleur…Par exemple, dans le cas d’une chanson à « effet d’écho » comme « La petite Charlotte », les élèves sont partagés en deux groupes. Deux foulards de couleurs différentes vont matérialiser le groupe qui chante.

 

Le geste d’arrêt

Le maître referme simplement ses mains en signe d’arrêt, en traçant un cercle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour la main droite (le contraire pour la main gauche). Pour entraîner l’attention au chef, il est intéressant de demander à un élève chef d’orchestre de venir faire chanter ses camarades. Il ferme ses mains pour marquer l’arrêt de la comptine.

 

Diriger un chant à l’école élémentaire

 

1er geste: la position « d’accueil »

– Le chef de choeur lève les bras en ouverture , pour demander l’attention des chanteurs. Ses mains sont ouvertes, dans la même position que s’il tenait un gros marqueur invisible. Il regarde les élèves pour établir la communication. Il vérifie la posture des chanteurs. Il ne démarre que lorsqu’il y a le silence, et qu’il sent l’attention du groupe.

– Il donne le ton

– Eviter de compter pour donner le départ.

 

2ème geste: la respiration

Le chef de choeur fait « respirer » le groupe pour le faire démarrer, d’un geste précis, en faisant rebondir sa main sur un plan imaginaire situé à hauteur de nombril. Le geste (« le clic ») est sec, comme si le plan était brûlant. Pour aider les élèves, vous pouvez respirer avec eux (en même temps que votre main rebondit).

 

3ème geste: l’entretien de la pulsation

On entretien la pulsation d’une seule main, sans y mettre trop d’énergie (le chant dure souvent 2 minutes, il ne faut pas se fatiguer inutilement). Utilisez votre main directrice.

Lorsque vous souhaitez introduire des nuances, il suffira d’amplifier le geste pour obtenir un forte (prendre plus d’espace, ajouter la seconde main), diminuer l’amplitude pour obtenir un piano.

 

 4ème geste: la relance

A certains moments du chant, il est indispensable de redonner une respiration claire pour que le groupe attaque de façon précise. C’est le cas:

– de l’attaque d’un nouveau couplet/refrain

– après une longue tenue, ou un silence

 

5ème geste: l’arrêt

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ITEM 12/ LA POLYPHONIE


 

 

à suivre…

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