LE TEMPS QU’IL FAIT

Programme de 3 courts-métrages

L’Ondée , 2010
Réalisation : David Coquard-Dassault
Durée : 7 min
Dessin animé en noir et blanc

__________

La Maison démontable , 1920
Réalisation :Buster Keaton
Durée 22 min
Film sans parole en noir et blanc
__________
Le Jardin, 2002
Réalisation : Marie Paccou
Durée : 6 min
Peintures  animées en couleur

Sommaire

1ère partie:
Pour l’enseignant
2ème partie:
Avec les élèves
Des informations sur les courts métrages
Des dossiers pédagogiques à consulter
Avant la séance au cinéma
La séance au cinéma et les films
Après la séance au cinéma

1. les ressentis
2. les films
3. des mots pour dire
4. l’observation des phénomènes météorologiques
Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques

1. La question du noir et blanc
2. Différentes représentations de la pluie
3. Différentes représentations du vent
Des ouvertures culturelles

POUR L’ENSEIGNANT

DES  INFORMATIONS SUR LES COURTS-MÉTRAGES

Les 3 films sont sans dialogue.
Les films ont en commun de présenter des éléments naturels, quotidiens que chacun côtoie sans y prêter forcément attention. Comme le titre du programme l’annonce, les films parlent de météo et plus particulièrement de pluie, de vent, de soleil, des saisons .
Chaque film déploie un univers différent qui rapprochent le spectateur de ses sensations et l’emmène du réel vers le rêve et l’extra ordinaire.
Le programme présente des procédés créatifs cinématographiques différents et des bandes sons variées

L’ondée

Une ville, dessinée de manière très graphique en noir et nuances de gris, est  petit à petit submergée par la pluie. Les images montrent le paysage qui s’assombrit, les gens qui restent blottis chez eux, le désarroi des personnes dehors malgré eux et la pluie qui tombe, qui tombe, qui tombe.
La musique intensifie les sensations et permet à chacun de retrouver des moments déjà vécus.
David Coquard-Dassault est diplômé en arts appliqués à l’école Emile Cohl, il illustre  des romans et des livres de jeunesse, il crée et réalise des jeux vidéo. L’Ondée est son premier court métrage d’animation. Il dit être particulièrement sensible à la photographie et à la photographie allemande qui met en scène l’environnement urbain (immeubles, châteaux d’eau) de façon très stricte. ceci l’amène à concevoir toujours des images de façon frontales, simples et fortes. Une rigueur se retrouve dans ses dessins et dans L’Ondée, dont les plans  sont essentiellement des plans fixes et frontaux.   
« Alors que j’aimais travailler en musique, qu’il pleuvait à verse, j’ai progressivement glissé vers le cinéma et j’ai écrit L’Ondée. Mais j’ai gardé ma façon d’appréhender l’image, héritée de mes anciens travaux : le décor et sa composition reste le sujet principal, la caméra est fixe. En ce sens, parlant de film d’animation, il me semble que le terme, qui me convient le mieux, serait plutôt “film d’illustration”. Et, devant L’ondée, on se croit autant devant un livre que devant un écran. 
Voir le film / les photogrammes

La maison démontable

Un homme, joué par Buster Keaton, et une jeune femme viennent de se marier. En cadeau de mariage, ils reçoivent un terrain et une maison en kit, à construire. Le marié  n’est pas très bricoleur mais persévérant et soucieux de réaliser le nid d’amour. Une multitude de gags à la Buster Keaton accompagne cette construction rendue encore plus compliquée par un mauvais coup fait par un amoureux éconduit et jaloux du mariage.
La pendaison de crémaillère a lieu un vendredi 13 et une météo très venteuse transforme cette maison bancale en manège.

Buster Keaton (1895-1966) fait partie des pionniers du cinéma et est une référence dans le cinéma burlesque. Il est scénariste, réalisateur, producteur et acteur de ses films.  Le comique dans ses films est lié  aux  gags et à  l’ironie  de Keaton. Les gags sont, en effet,  un effet de l’écart entre les prétentions de Keaton à vouloir réaliser une tâche (pour être un «héros» ) et les résultats qu’il obtient. A cela se rajoute son jeu d’acteur, ses attitudes et les mouvements de son  corps qui révèle des performances étonnantes.
Son cinéma, ses gags, sont d’une inventivité  de génie, d’une ingéniosité technique et d’une précision géométrique.
Les films de Buster Keaton, comme tous les films de cette époque, sont en noir et blanc et sans parole.
Les moyens techniques des débuts du cinéma ne permettaient pas l’enregistrement d’images en couleur, ni l’enregistrement sur une seule bande de musiques et de bruits ou d’ambiances sonores.  Pour autant, le cinéma, même à ses débuts n’est pas sans accompagnement sonore.  Dès son origine, on allie du son à l’image et ce son,  (musiques  et bruitages)  est produit en direct dans la salle de projection.  Parfois, des bonimenteurs commentent les  scènes aux spectateurs.
Des textes viennent quelque fois apporter des informations utiles à la compréhension de l’histoire par le spectateur. Ces textes peuvent faire l’objet d’un  plan inséré dans le film  ou contribués discrètement aux  décors (par ex : le « Just maried » sur la voiture du couple au début du film)
Dans le cinéma muet, les attitudes comportementales, les gestes et l’expression des visages des acteurs sont amplifiés.

Accéder à un article adressé aux enfants sur le cinéma muet (site wikidia, encyclopédie junior)

Voir le film  / les photogrammes)

Le jardin

Le jardin est un petit conte fantastique inventé par Maire Paccou lorsqu’elle était enceinte de son deuxième enfant. Un petit conte fantastique qui met en scène et raconte la journée d’un couple amoureux dans un jardin. Les variations de météo ponctuent la journée et modifient les activités et les humeurs.
Les images, des peintures à l’huile, de couleurs très vives, montrent l’univers réaliste du jardin (arbres / fleurs / arrosage / etc.) et un univers extra-ordinaire issue de l’imagination de la réalisatrice (un poisson qui pousse dans un arbre / la cueillette du poisson / etc.).
Les images sont créées en peinture à l’huile sur du verre et photographiées une à une; ce qui permet de voir  le motif  se transformer en direct. 
Marie Paccou travaille sur « une plaque de Plexiglas blanc, un peu rétroéclairée pour aviver les couleurs, couverte d’une gamme de couleurs à l’huile sorties du tube. Des milliers de coton-tige et du white spirit pour effacer image par image les parties qui doivent bouger. » 
Le film est sans dialogue;  la bande son qui accompagne les images contribue à l’ambiance feutrée et traduit les humeurs des personnages.
Voir le film / les photogrammes

DES DOSSIERS PÉDAGOGIQUES A CONSULTER

  • Le site officiel de Maternelle et Cinéma offre des photogrammes, une bibliographie, le point de vue de Anne Charvin, chargée de mission pour l’éducation au cinéma auprès de l’association Passeurs d’images et un entretien avec Marie Paccou
  • Un dossier pédagogique pour le film L’Ondée de David Coquard-Dassault, réalisé par la coordination  Maternelle et Cinéma dans le Val d’Oise
  • Un dossier pédagogique pour le film Le jardin  de Marie Paccou, réalisé par la coordination Ecole et Cinéma dans le Puits de Dôme
  • Des photogrammes du Jardin de Marie Paccou sur le site des films de l’Arlequin
  • D’autres courts-métrages créés par Marie Paccou
  • Le document d’accompagnement des programmes de 2002 avec 18 pages (P.62 – 80) consacrées au vent, au souffle, à l’air en mouvement
  • Un dossier scientifique sur l’air et le vent au cycle 1 (circonscription d’Altkirch académie de Strasbourg ). Le dossier contient des références , des propositions d’expérimentations inscrites dans une démarche scientifique.
  • Un dossier sur la pluie, réalisé pour une exposition (2012) par le Musée du Quai Branly, Paris
  • Une bibliographie élaborée par Anne-Sophie Zuber, pour l’association de recherche et de pratique sur le livre pour enfants (2014)

AVEC LES ÉLÈVES

Cette rubrique permet aux enseignants de se saisir de contenus et de démarches pour accompagner la réflexion, l’enrichissement, les connaissances des élèves dans la considération des films et des intentions artistiques des réalisateurs.
La page intitulée « Les incontournables d’une séquence autour d’un film au cycle 1″
donne des contenus indicatifs sur les leviers génériques d’une éducation artistique, culturelle et sensible autour du cinéma.  A consulter, à exploiter ! 
Les rubriques ci-dessous donnent les recommandations pour les films du programme  Les Contes de la mère poule.
Les deux pages d’approche pédagogique se complètent.

      AVANT LA SÉANCE    

Mettre les élèves en appétit et en attitude d’une séance au cinéma.
Pour cela, s’appuyer sur le document présentant les incontournables à aborder.

Présenter quelques éléments du programme  Le temps qu’il fait 

  1. Autour des particularités du programme
    Les 3 films peuvent être considérés par les élèves comme une seule histoire. Il sera donc important de présenter le principe de 3 courts-métrages, de 3 contextes différents et autonomes autour d’une même idée; celle du temps qu’il fait.

Pour cela:

  • Donner les titres de chaque court-métrage
  • Donner de brèves explications sur ce ce qu’est un titre et un générique. Dans le programme, le générique encadre chaque film et facilite donc le passage d’un film à l’autre pour les enfants. Les connaissances concernant le concept de générique, de titre et la connaissance de ces mots participent de l’éducation artistique des élèves et des bases de leur culture cinématographique.
  • Indiquer un bref contenu de chaque court-métrage.
    Pour La maison démontable, donner quelques explications correspondant aux parties écrites dans le film à propos du mariage / de l’amoureux éconduit /  de la maison en kit  / de la supercherie de l’amoureux éconduit.. Un petit texte peut être lu aux élèves ou lu-raconté avec les plus jeunes élèves, comme une histoire avant l’histoire. Expliquer le rôle et l’utilité du calendrier
  • A partir des titres , laisser supposer un contenu (ou donner quelques lignes), sans pour autant déflorer le contenu. Ces contenus exprimés, seront conforter, infirmer et remis en question par les photogrammes présentés avant la séance (voir ci-dessous)
  • Rappeler que les films racontent ou rapportent des moments vécus ou non et que les films, comme les histoires,  appellent des émotions variés (peur / gaieté / malaise / etc.). 

     2. Être attentifs aux variations météorologiques et scruter la météo dans les jours qui précèdent la séance au cinéma.
Souvent inscrite dans les rituels, cette activité de sensibilisation au temps qu’il fait  prend tout son sens ici.

      3. Autour des planches de photogrammes disponibles sur le site officiel de Maternelle et Cinéma .
Des photogrammes peuvent être présentés aux élèves et commentées avec eux.
Ils peuvent aussi être mises à disposition des élèves, sans être commentées; en affichage, dans un cahier spécifique ou dans le cahier de la classe plusieurs jours avant la séance en salle.
Quelle que soit la formule choisie, elle permet aux jeunes élèves d’apprivoiser en partie, les contextes qu’il rencontrera dans les courts-métrages. Quelle que soit la formule choisie, les photogrammes seront réinvestis après la séance en salle.

     LA SÉANCE et LES FILMS     

L’ondée Voir le film (ici)
Les élèves y apprécient  Un moment plein de sensations
Des images en nuances de gris
La qualité des dessins
Les effets de pluie
Les sensations véhiculées par les  images et
la musique
Les élèves découvrent Une dynamique humaine liée à la météo
Des images sombres, éloquentes, en lien
avec l’action
L’absence de texte, de paroles remplacés par le dessin
Une animation faite de dessins
Les élèves y éprouvent (et y apprennent) Une « histoire » à inventer
Comment les rythmes de la musique et des
images servent le contexte
La gamme de nuances de gris
La gamme des plans (plan général / plan rapproché / gros plan) et  leurs effets
La maison démontable Voir le film (ici)
Les élèves y apprécient  Une aventure drôle
Les attitudes humaines éloquentes
Les gags
Les élèves découvrent Un film du patrimoine
L’humour du burlesque
L’absence de texte, de paroles
La force de l’action, des attitudes,
de la gestuelle et des expressions
Les élèves y éprouvent
(et y apprennent)
Comment et combien  les attitudes et
les mimiques sont éloquentes
Les sensations et le plaisir de rire ensemble
Les premiers films du cinéma et leurs caractéristiques
Le jardin Voir le film  (ici)
Les élèves y apprécient Une histoire émouvante
Les images colorées et l’animation par le jeu de la
peinture
Un suspens, l’attente d’une suite
Les émotions sollicitées
Les élèves découvrent Une facilité de compréhension
Des variations météorologiques marquées
Extravagances et loufoqueries aux côtés de
situations réalistes pleines de sens
L’absence de texte, de paroles remplacés
par l’action  et par la musique
Les élèves y éprouvent
(et y apprennent)
Comment  la musique influe sur nos émotions
Une traduction du temps par l’image
Des moments fantaisistes et fantastiques

     APRÈS LA SÉANCE      

Compte tenu du programme Le temps qu’il fait , les moments de retour sur les films sont destinés en plus de  permettre l’expression des ressentis, une meilleure compréhension des films et un regard plus éclairé sur la spécificité des images animées rencontrées (éducation à l’image), d’engager des expérimentations et des connaissances en découverte du monde autour des phénomènes météorologiques, des explorations et recherches en expression plastique autour des phénomènes météorologiques.

Ces différentes entrées se combinent et offrent des occasions de raisonner, de réfléchir et surtout de parler. Un lexique propre au cinéma et  des mots liés aux problématiques en jeu dans les films sont utilisés par l’enseignant pour accompagner les élèves dans l’élargissement de leur vocabulaire et font l’objet d’un enseignement explicite.  

  1. L’expression des émotions ressenties et la réactivation de la teneur des films
      –  Inviter les élèves à parler spontanément des films et de leurs plaisirs, déplaisirs, peurs, sentiments de sécurité, etc.
      –  Inviter les élèves à « élire » leur film préféré et à argumenter leur choix. Cette proposition, plutôt destinée aux élèves de moyenne et de grande sections peut se dérouler en trois temps:
    Temps 1 – Réaliser un tableau offrant 3 espaces étiquetés (photogrammes / dessins /titres / réalisateurs / etc.) pour être attribués à chaque film ; quelques élèves sont partie prenante de la construction de ce tableau  et font le choix des éléments efficaces permettant de caractériser les films.
    Temps 2  – chaque élève écrit son nom (ou colle son étiquette)  dans l’espace correspondant à son film préféré. Cette tâche est proposée aux élèves, ils la mènent en autonomie, selon leur organisation et leur temporalité mais  connaissent la date limite de réalisation de l’action (par exemple, le tableau est disponible 1 semaine). 
    Temps 3  – En petit groupe, en présence de l’enseignant,  les élèves découvrent les choix des uns et des autres.  Chacun explique son choix et le justifie par des arguments relatifs au contenu du film.
    L’enseignant invite les élèves à confronter les avis sur un même film, puis à  comparer les films entre -eux. Par ses commentaires et ses questions, l’enseignant  dégage ainsi les caractéristiques cinématographiques de chaque film.  Par ses commentaires,  il apporte aussi quelques informations culturelles
    (voir ci-dessus § pour l’enseignant) .
    Il utilise un vocabulaire technique :  ceci permet aux élèves de discerner clairement le champ dans lequel se situe la proposition et les attendus de l’enseignant, ceci permet aux élèves de s’ imprégner des mots nouveaux.
  2. Vers une meilleure intelligence des films
    Autour de  l’Ondée
    Inviter les élèves à:

      – 
    Dégager et énoncer les caractéristiques principales du court- métrage. « C’est un film qui parle de…  qui montre…   qui n’a pas… qui a…. »
      – Répertorier quelques séquences dans le court-métrage afin d’entrer dans une chronologie qui permettra de mettre en valeur le jeu de la pluie et sa conséquence sur l’ensemble des activités de la ville.
    L’enseignant peut accompagner la recherche à l’aide de photogrammes.
      –  Faire des constats sur  les tonalités (couleurs) dominantes  des photogrammes, sur les ambiances qu’elles provoquent. Mettre en lien avec la densité de pluie.

    Autour de La Maison démontable
     
    Inviter les élèves à:
      –  Recenser les moments drôles du film. Les expliquer
      –  Rechercher ce qui fait comique : le personnage ? la situation ? le décor ? les paroles ? 
      –  Évoquer quelques attitudes et mimiques comiques ( l’enseignant peut s’appuyer sur des photogrammes).  Tenter de les reproduire physiquement.  Apprécier le jeu d’acteur de Buster Keaton
      –  Comparer le film aux autres courts-métrages et recenser quelques différences  (film en prise de vue réelle / présence d’acteurs / film en noir et blanc / film drôle / etc.)
      –  L’enseignant apporte quelques repères sur les débuts du cinéma, sur la modestie des moyens et connaissances techniques au moment de l’invention du cinéma et sur l’évolution de ces moyens :  cinéma muet / cinéma parlant / film en noir et blanc / film en couleur
    Autour du Jardin
      Inviter les élèves à:
      –  Répertorier  les éléments qui s’ancrent dans la réalité (arbre, jardin, personnages, sieste, arrosage des plantes, danse…) et ceux qui relèvent d’un monde imaginaire (de l’imaginaire de la réalisatrice).  Justifier.
      –  Répertorier  les temps d’action et les temps d’attente dans l’histoire. Expliquer
      –  Répertorier les couleurs, trouver des qualificatifs  permettant de mieux les repérer, les visualiser, les nommer 
      –  Repérer les changements des couleurs dans le film. 
      —  Énoncer deux  formes de ces changements :  leurs manifestations  directes sur les images et la traduction d’une variation météorologique
    En ce qui concerne les changements de couleur sur les images, essayer d’expliquer « comment la réalisatrice a fait ».  L’intérêt de ce moment n’est pas de trouver LA solution mais d’être inventif,  d’émettre des hypothèses et éventuellement, de les mettre à l’épreuve dans des expérimentations plastiques.
      –  Être  sensibles, attentifs au cadrage qui contribuent à donner une dynamique ou une passivité à l’histoire ( l’enseignant peut s’appuyer sur des photogrammes / il utilise un vocabulaire « technique » – cadrage – gros plan -plongée – contre-plongée – )
       –  Retrouver des sons, des bruits, des ambiances sonores entendus, repérés lors de la séance ou lors du re-visionnage du film (l’enseignant peut éventuellement faire écouter la bande son sans les images). Les associer au contenu du film et aux impressions ressenties.
  3. Des mots pour dire
    Des « mots_pour_dire »_ la pluie et  le vent dans le cadre des retours sur le programme de films et dans le cadre des enseignements scientifiques et artistiques de la séquence.
    (document pour l’enseignant « Dire la pluie et le vent »  )
    Des histoires à lire et à raconter pour enrichir l’imaginaire et resaisir les impressions et sensations , pour favoriser l’appropriation des concepts et des mots, pour utiliser les concepts et les mots dans des contextes différents.
  4. Une observation plus attentive des phénomènes météorologiques. Cet engagement  suppose des observations régulières, quotidiennes voire  pluri-quotidiennes permettant aux élèves de porter une attention  aux phénomènes météorologiques:
      –  ressentir physiquement ces effets
    –  passer des effets ressentis à l’expression verbale des ressentis physiques
      –  être attentif aux effets sur le paysage
      –  enregistrer de diverses manières les effets ressentis, les effets observés et leurs effets sur le paysage.
    Il convient pour cela  de permettre aux élèves d’accéder  aux  perceptions sensorielles,  de faciliter les observations, de mettre en place un « système » d’enregistrement des observations faites  (photos / vignettes réalisées en collaboration des élèves / commentaires ),  de mettre à disposition des élèves,  des  «bulletins météo» pris dans divers journaux pour offrir des formes diverses de présentation des bulletins météo. 
    Les films engagent davantage vers un travail sur le vent et la pluie. L’enseignant  se saisit  sans hésitation des moments où les conditions météorologiques se prêtent à ce travail pour le dérouler avec les élèves. 
    Des liens avec les activités de découverte du monde comme faire découvrir que l’on peut « faire du vent » sont profitables . 
    Accéder à un dossier pédagogique
    Consulter le site de la Fondation de la Main à la Pâte sur le thème du vent, du souffle, de l’air en mouvement 

  AGIR, S’EXPRIMER, COMPRENDRE A TRAVERS LES ACTIVITÉS ARTISTIQUES   

1La question du motif en noir et blanc et des nuances de gris

  • Afficher des images en noir et blanc pour habituer les élèves à les rencontrer et à observer des nuances de gris
  • Rechercher des  valeurs de gris en exploitant une palette de peinture blanche et une palette de peinture noire 
  • Explorer des valeurs de gris, en utilisant des crayons de papier ou des mines graphites de différentes duretés (HB/2B/3B/…/9B) et en jouant avec la pression de la main sur l’outil (plus la pression est forte, plus le tracé est foncé / plus la pression est douce, plus le tracé est clair)
  • Réaliser un nuancier de gris
  • Rencontrer une oeuvre référence : Paul Klee (1879-1940), Rhythmiches, 1930, huile sur toile
  • Réaliser une production graphique (= non représentative ) en nuances de gris 
  • Pour les élèves de grande section, réaliser une production représentative en nuances de gris. Le thème pourra être proposé par l’adulte, dans l’esprit des films (par exemple un grand bâtiment / un immeuble et ses lignes rectilignes ) 

2  – Explorer différentes représentations de la pluie 

Les pratiques proposées aux élèves portent sur des recherches graphiques. Pour diversifier et multiplier ces recherches et enrichir les capacités d’expression des élèves, l’enseignant pose des contraintes:
– liées à la représentation elle-même (pluie dense / pluie fine / pluie vue de près / de loin / trombes d’eau / pluie et vent/ etc)
– liées aux formats du support (grand format / format allongé / petit format / très petit format / etc.)
– liées à l’outil et au médium proposés (peinture et pinceaux / encre et pinceaux / crayon de papier / craies grasses / etc.) en accord avec le format.

Des références artistiques autour de la représentation de la pluie:

– Explorer différentes représentations du vent 

Deux pistes de recherches sont possibles: 
Les effets du vent dans le paysage   (section de grands)
Une  traduction graphique et sensible du vent 

Les pratiques proposées aux élèves portent sur des recherches graphiques. Pour diversifier et multiplier ces recherches et enrichir les capacités d’expression des élèves, l’enseignant pose des contraintes:
– liées à la représentation elle-même (vent violent / vent  / tournoyant / bourrasque / souffle de vent /  vent et pluie / etc)
– liées aux formats du support (grand format / format allongé / petit format / très petit format / etc.)
– liées à l’outil et au médium proposés (peinture et pinceaux / encre et pinceaux / crayon de papier / craies grasses / papiers déchirés / papiers découpés / etc.) en accord avec le format.

 

 

Des références artistiques autour de la représentation du vent:

D’AUTRES PISTES POUR D’AUTRES OUVERTURES CULTURELLES  

  • Voir d’autres images, d’autres films présentant des impressions, des ressentis liés au temps qu’il fait, aux saisons, aux moments de la journée.
    ___ Fronts froids, 2010, un court métrage (6′) de Murray Siple présente une alternance d’images réalistes entre des phénomènes météorologiques et les activités humaines citadines
    ___ Impressions, 2010,  un court métrage (5’33) de Jean-François Pouliot présente  la vie d’une ville imaginée grâce à des montages de lieux, de personnes, d’activités, de temps qui la rendent réelle par  nos impressions
    ___ Sacrée montage, Montréal sous la neige, 2010un court métrage de Philippe Archontakis, Hélène de Billy  et Gilbert Duclos présente des images de Montréal sous la neige
    ___ Claude Monet (1840-1926), Série des meules , des peintures de meules de foin sous différentes météorologies, différentes saisons et différents moments de la journée
  • Présenter des oeuvres de Hans Hartung (1904-1989), pionnier de l’abstraction lyrique et engagé vers une peinture très gestuelle. Expliquer, raconter,  comme une anecdote,  l’origine fondamentale de son travail.   Hans Hartung explique combien dans son enfance il était  impressionné et apeuré par les orages et les éclairs. Pour se défaire de cette peur, il choisit d’apprivoiser les éclairs en les dessinant et en traduisant picturalement  leur course et leur énergie. Sa peinture gestuelle à la fois dynamique et minutieuse est empreinte de cette « fantaisie » enfantine. 
    Accéder à des  images des oeuvres (Musée d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou Paris)
    En lien avec l’actualité de la culture puisque le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris propose une exposition Hans Hartung  « La fabrique du geste » du  au 
  • Un travail autour du jardin engage la découverte du monde, une culture scientifique et une éducation à l’environnement au développement durable


Fabienne PY  —  Conseillère pédagogique en arts visuels  —
Coordinatrice MetC67 / EetC67
_______    DSDEN du Bas-Rhin   _______

Publié le 22/11/2019