E.T

 


Titre original: E.T l’extraterrestre

Réalisateur: Steven Spielberg e.t03

Création: 1982, Etats-unis

Durée: 115 minutes

 

 

 

 LE FILM

« E.T l’extraterrestre «  sur le site des « Enfants de Cinéma », partenaire du dispositif « École et Cinéma »

« E.T l’extraterrestre » sur le site Nanouk, point de vue de Camille Girard, administrateur des Enfants de cinéma

« E.T l’extraterrestre  » sur Wikipédia (résumé / récompenses / anecdotes)
https://fr.wikipedia.org/wiki/E.T._l%27extra-terrestre

Un extrait du film

 

Le film fait partie de la Liste du BFI des 50 films à voir avant d’avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute.

Nota Bene  extrait du site « Enfants de Cinéma »
En 2002, à l’occasion de son 20e anniversaire, le film est ressorti en salle dans une nouvelle version. Scènes ajoutées ou rallongées, effets spéciaux améliorés, dialogues adoucis, armes aux poings remplacées par des Talkie-Walkies etc.
Spielberg regrettera ces changements et conseille désormais la version de 1982.
C’est donc bien la version originale de 1982  qui sera montrée dans le cadre dispositif École et cinéma.


 

L’AFFICHE

 

Disponible en grand format sur le site « Enfants de Cinéma »  e.t-affiche

 

 

 

 

 

 

 


 

 

MUSIQUE

Elle a été composée pour le film par John Williams, compositeur, chef d’orchestre, pianiste, connu pour les musiques de film parmi lesquelles on peut citer:

  • La musique de la saga « Star Wars »
  • La musique de « Les dents de la mer »
  • La musique de « Indiana Jones »
  • La musique de  « Superman »
  • La musique de « Jurrasic Park »

Il est le compositeur attitré de Steven Spielberg et de Georges Lucas (réalisateur de Star Wars) et a également composé la musique de quatre Jeux olympiques  et la cérémonie d’investiture du président Barack Obama.

Écouter le thème principal

 


 

MOTS-CLES

Extra-ordinaire / Extraterrestre / Science fiction / Soucoupe volante / Vaisseau spatial / Amitié / Sentiments / Humain / Effets spéciaux

 


 

PISTES PÉDAGOGIQUES

1.  Extra-ordinaire, l’extraterrestre
Extra : Préfixe exprimant l’extériorité ou donnant une valeur superlative.

Avec les élèves :
Faire une collecte  de mots composés avec le préfixe extra.
En donner le sens. Les intégrer dans un écrit poétique « extraplus ».

 

2. Qui est E.T ?     Exploration de ce personnage particulier
Physiquement, c’est un être qui n’a rien d’humain. La scène, dans laquelle on  découvre ces êtres étranges, est construite de manière à les poser   comme des être extra-ordinaires, tout en laissant les spectateur dans le mystère. On y  découvre successivement des silhouettes d’extraterrestre, des doigts humanoïdes et des sons étranges produits.

Le moment de la découverte d’E.T par Elliott ne révèle que son visage. et laisse encore le mystère sur le physique de cet être. Les hypothèses  de ceux qui ne l’ont pas vu  et qui l’imaginent, certainement en  s’appuyant sur les dires d’Eliott (16’16)  tendent vers un iguane / un alligator / un maniaque / un petit pygmée / un elfe / un farfadet.
Avec les élèves:
Faire le rapprochement entre ces personnages hypothétiques et le physique d’E.T pour essayer de comprendre ce qui a mené le frère d’Eliott vers ces idées.
Cette scène pourra aussi être rapprochée d’un événement  historique qui concerne la figuration  d’un animal inconnu alors, un rhinocéros, gravé par l’artiste Albrecht Dürer (1471/1528 ), en s’appuyant uniquement sur une description  et un bref croquis de l’animal. Pour en savoir plus

D’emblée, un personnage effrayant mais pas forcément dangereux. Avant même qu’il ne nous soit dévoilé physiquement , le personnage d’E.T est présenté,  comme ayant un caractère paisible:

  • à son arrivée sur terre, il s’intéresse prioritairement aux plantes de la terre
  • la scène (3’39) d’un  lièvre visiblement pas effarouché par la présence de l’extraterrestre du tout, n’a d’intérêt que de confirmer la paisibilité de l’intrus
  • le renvoi de la balle à Elliott dans la toute première rencontre (10’09) traduit un désir de jouer

La scène de la rencontre effective avec Eliott conforte l’idée d’une créature plutôt pacifique :

  • elle se déplace avec des mouvements lents et limités. Elle n’est visiblement pas très mobile, peu souple; ce qui la rend plutôt rassurante voire fragile
  • cette maladresse s’avère lorsqu’elle cherche à toucher les objets sur le bureau d’Elliott (21’59) et les cris qu’elle  pousse à ce moment s’assimileraient presque à du  désarroi
  • le jeu d’imitation gestuelle, dans la chambre d’Elliott (22’20) rassure quant aux intentions de la « créature »; elle est dans le désir de complicité

Un être doté de sensibilité. Ses grands yeux si expressifs et ses regards attendrissants qui sont ses seuls moyens de communiquer,  montrent de la douceur et  bouleversent.
La complicité qui se développe petit à petit avec Elliott.
Avec les élèves:
Répertorier les sentiments exprimés par le regard et par les gestes d’T.T.
Un  vocabulaire spécifique servira cette recherche. Des émotions choisis par l’enseignant pourront être transcrites sur des étiquettes (1 émotion par étiquette), proposées par lot aux élèves qui retiendront dans ce lot, les émotions à leur avis les plus pertinentes. Cette démarche permet aux élèves d’accéder à des nuances d’émotions et aux termes leur correspondant. La recherche peut se faire en petits groupes de 4 élèves suivie d’une mise en commun et d’une discussion avec l’ensemble de la classe.
3. Film d’horreur, film fantastique ou film de science-fiction ?
A s’arrêter sur les scènes d’ouverture du film, on se croirait dans un film d’horreur:
des personnages non-humains, inconnus et donc à priori effrayants sont repérés et chassés, dans l’obscurité de la nuit par des hommes armés, menaçants.
La même scène, fait osciller vers un film de science-fiction,  lorsque la soucoupe volante quitte le sol.

La perception d’un film d’horreur reprend et s’installe à partir de la scène où Eliott part à la recherche de son énigmatique « rencontre ».  Dans cette scène, il est important de noter et de faire valoir auprès des élèves,  combien la musique et le jeu des éclairages amplifient cette perception, tout comme le font les objets mus sans raison apparente.
La scène nocturne de la première rencontre joue aussi  le sentiment de frayeur.
Les ingrédients menant vers ce sentiment de peur sont toujours les mêmes:

  • des scènes dans l’obscurité permettant des jeux d’éclairage troublants
  • un personnage révélé par silhouette ou par fragments et toujours dans une semi-obscurité
  • une musique lente, plutôt disharmonieuse, mêlant à un thème récurrent, des sons « naturels »(les sons émis par E.T) et des sonorités aigus, prolongées, dans des intensités diverses.

L’histoire met en scène des personnages ordinaires, une famille « simple » américaine à qui il arrive une aventure extra-ordinaire. Cette intrusion surnaturelle dans un cadre réaliste  pourrait donner au film le statut de film fantastique

 

4. L’enfance et l’amitié
L’apprivoisement des deux personnages (Elliott et E.T) et le développement de leur amitié occupe le scénario et laisse à penser que l’amitié durant l’enfance pourrait-être le vrai sujet du film.
L’amitié durant l’enfance est d’ailleurs  un thème récurrent du cinéma de Steven Spielberg.  Il semblerait même  que son histoire personnelle soit assez présente dans le scénario d’E.T.  Spielberg, enfant accablé par le divorce de ses parents, s’était inventé un compagnon, confident virtuel, extraterrestre.

E.T, c’est l’ami idéal d’un petit garçon, dans le désarroi et la solitude, un peu malheureux dans sa famille ; trop petit pour jouer avec les grands (scène du jeu au début du film) , trop grand pour être en complicité avec sa soeur (scène du refus du costume d’Haloween) , et souffrant de l’absence de son père.
C’est l ‘ami  imaginaire, confident que les enfants s’inventent, quand ils  se sentent  incompris des adultes et des autres et qui, dans le film, arrive… .

L’identification des élèves à Elliott est inévitable.
Le film permet l’exercice de l’altérité et l’engage dans ce qu’elle a de plus constitutif ;  l’accueil de l’autre, (de son visage, de ses paroles, de son mystère) impliquant l’attention, le respect et  la responsabilité que j’ai de lui.
Tout ceci est d’autant plus fort dans le film que l’apprivoisement et la complicité se déploient entre deux êtres que tout oppose: un humain et un être intersidéral.

Avec les élèves:
1   Faire l’inventaire de ce qui rapproche Elliott et E.T et de ce qui les sépare:

  • les caractéristiques physiques
  • les caractères
  • le contexte et  toutes les oppositions au monde des adultes
  • le statut de chacun qui les rapproche certainement: Elliott entre deux mondes (celui de  l’enfance et celui de  l’adolescence)  et E.T entre deux mondes (le sien et le monde des humains).

2.  Faire réfléchir au statut d’E.T pour Elliott (E.T est-il un jouet ? un robot ?  un ami ?  ),  aux moyens de communication, au  lien  télépathique.

3.  Dans le cadre de l’Education morale et civique, le film est un point de départ intéressant pour une discussion sur l’altérité, la tolérance mais aussi sur la peur de l’inconnu.

 

 5. Le monde des adultes et le monde des enfants
Le film est  placé sous le signe de l’opposition entre les enfants et le monde des adultes, et ce jusqu’au mode de  filmage. En effet, on peut faire remarquer aux élèves que  les adultes sont toujours vus d’en-bas, comme vus par des enfants (ceci est particulièrement notoire dans la séquence d’ouverture du film, quand les chasseurs traquent les extraterrestres) et les interpeller sur la raison de ce mode de filmage.

Avec les élèves :
Dans la continuité de cette recherche, on pourra aisément opposer  la confiance (peut-être un peu crédule et naïve) des enfants aux méfiances des adultes et à leurs attitudes intransigeantes.
La discussion mènera peut-être jusqu’au constat des rapports de force inégaux entre adultes et enfants développés dans le film et jusqu’au sentiment de  menace que peut   provoquer  l’inconnu.

A consulter: fiche_E.T proposée par Laurent DENIS, collègue à l’Ecole de Mertzwiller


DES LIENS AVEC D’AUTRES DOMAINES ARTISTIQUES

Arts du Langage

Jules Verne (1828/1905)

Arts visuels :

Norman Rockwell (1894 / 1978), peintre illustrateur américain. Il figure la vie américaine et les banlieues typiques qu’on retrouve dans  le film.
Voir des images.

 Cinéma:

Métropolis, (1927) Fritz Lang

Terminator, (1984), J. Cameron

 

 

 

 

 


 Coordination :

Fabienne PY, Conseillère pédagogique en arts plastiques et arts visuels