BOVINES OU LA VRAIE VIE DES VACHES

Film en couleur
Réalisation, direction de la photographie et cadre : Emmanuel Gras
2011,  France
Durée : 62 minutes



 

Sommaire 

1ère partie: Pour l’enseignant 2ème partie: Avec les élèves
  • Informations sur le film
  • Connaissances culturelles utiles
  • Indispensable à considérer avec les élèves
  • Des enjeux pour former l’entendement et l’éloquence
  • Liens avec d’autres domaines d’enseignement
  • Des dossiers pédagogiques à consulter
  • Avant la séance au cinéma
  • La séance au cinéma
  • Après la séance au cinéma
  • Ouverture culturelle


POUR L’ENSEIGNANT

   INFORMATIONS SUR LE FILM  

    CONNAISSANCES CULTURELLES UTILES 

Entre documentaire et histoire à inventer, le film met en valeur le quotidien des vaches; la vraie vie des vaches.  Il met le spectateur en connexion avec elles; il nous les rend  familières et sympathiques 
Emmanuel Gras a voulu présenter aux spectateurs une vie animalière différente de celles généralement offertes dans les 
documentaires animaliers à savoir la vie des animaux « sauvages ». Il a choisi le monde des bovins, suite à la rencontre avec des vaches, rencontre au cours de laquelle il a éprouvé le regard des vaches et s’est trouvé intrigué par son contenu, sa signification.
La question du Comment filmer quelque chose qui semble vide pour nous ? habite sa recherche cinématographique. Pour y répondre, il choisit d’être au plus près des sensations de l’animal  et filme à hauteur du regard des vaches pour faire 
vivre et ressentir aux spectateurs la (vraie) vie  et les sensations des vaches. Il choisit un troupeau de vaches à viande, elles sont moins en contact avec l’homme que les vaches à lait  et donc plus proches de la nature et de leur nature. Il filme un troupeau entier pour ne pas entrer dans une histoire d’individu, ne pas raconter, ne pas « fabriquer » une  ou plusieurs héroïne(s).
Très gros plans, gros plans ainsi qu’une bande-son authentique servent ses intentions et permettent aux spectateurs d’entrer dans la lenteur contemplative tout en méditant sur l’existence des vaches.

   INDISPENSABLES A CONSIDÉRER AVEC LES ÉLÈVES  

Des vaches
Le sujet même du film offre une thématique de travail ouvrant vers la pluridisciplinarité.
Inévitablement, la question de la vie animale sera abordée et la catégorie des bovins prise  en compte. Le film permet de se raccorder avec le monde des vaches; un monde éloigné de la plupart des élèves, méconnu de presque tous, voire ignoré.
Des mots, des représentations et des réalités à établir
, des connaissances à acquérir:
Vache, veau, taureau, bœuf, génisse
Elevage, races, vache à lait, vache à viande
Troupeau, bétail, bovins, mammifère
Ferme, étable, pré, prairie, pâturage
Brouter, paître, ruminer, mastiquer
Mettre bas, vêler, téter, tétine, pis

A noter le mot « Bovines » dans le titre. Le mot existe au masculin pour désigner une  catégorie animale ou au féminin en tant qu’adjectif. Emmanuel Gras le détourne pour créer un substantif  féminin. Il veut reconnaître et honorer l’animal et non le bétail; animaux réduits à une fonction et une utilité.  Il veut honorer l’animal femelle.

La vraie vie des vaches
Le projet d’Emmanuel Gras est bien d’envisager les vaches pour elles-mêmes. Il veut les présenter dans leur existence et dans leur environnement propre, le plus éloigné possible de la vie humaine.
Le film s’inscrit dans le temps des vaches.  Les vaches s’approchent de la caméra, s’en éloignent. Elles déambulent dans leur pré et peuvent sortir du cadre de la caméra ou au contraire y camper longuement.
Pour les filmer, Emmanuel Gras a dû les apprivoiser; se rendre familier d’ elles mais aussi se familiariser avec leur vie. Il reconnait avoir été trop pressé les premiers jours et avoir dû apprendre la patience.  Le film nous met aussi en situation de patience et nous permet, à nous aussi spectateurs, d’apprivoiser les vaches. 

Les moyens filmiques mis en oeuvre : l‘échelle des plans / la bande son
C’est par la variation de l’échelle des plans que Emmanuel Gras nous  offre  de participer pleinement au quotidien des vaches et de les approcher.
Les gros plans, voire très gros plans,  permettent de voir la texture de la peau de l’animal, de voir les babines en action, de croiser le regard, de lire des expressions et de deviner des émotions… La bande-son apporte sa contribution à la complicité que le spectateur noue alors avec les vaches. Entendre l’herbe être déchirée,  entendre les dents mastiquer, entendre le souffle, c’est être à côté des vaches. Et pour certains élèves, c’est certainement découvrir des sons, des vues, des impressions qu’ils n’ont jamais rencontrés.
Les plans plus larges véhiculent  des informations sur la relation des vaches, sur la manière dont elles communiquent, sur leur instinct grégaire, sur leur empathie.
Les plans très larges donnent à voir l’environnement et les conditions naturelles.
Avec ces deux types de plans, le spectateur perçoit un paysage sonore 
plus diversifié,  plus large  mais aussi plus éloigné et donc plus étouffé. 

La chaîne alimentaire
La vie , la vraie vie des vaches nous est présentée et, dans la vraie vie des vaches,  les vaches sont aussi des produits agricoles pour l’alimentation humaine et l
es élèves penseront certainement au lait que donnent les vaches.
Dans le film, les vaches sont des vaches à viande, de la race des charolaises.  Elles sont donc élevées pour nous donner de la viande et destinées à notre alimentation.
Le film reste « pudique » par rapport à cette question qu’il effleure plus qu’il ne l’aborde.
La question est présente à deux moments : lorsqu’une vache est séparée du groupe et emportée dans une bétaillère et lorsque les veaux sont séparés du troupeau et que les vaches meuglent à fendre le coeur.
Les deux moments, bien que émotionnellement forts, sont plus suggérés que clairement affichés. Ce choix n’est pas dû à une volonté de masquer le sort réservé aux vaches et aux veaux mais coïncide au fait que le film est entièrement construit  du point de vue des vaches.  « Je voulais que le spectateur passe “de l’autre côté”. Quand on parle d’élevage, habituellement, on regarde du côté des humains. Là, c’est l’inverse.(…) Au départ, on est dans le brouillard, et puis on distingue progressivement les vaches. Même dans mes plans fixes, il fallait qu’il y ait une évolution. Les vaches avancent dans un enclos. On les sent fébriles. Elles meuglent. Apparaissent un être humain et un camion. La caméra est placée du côté des vaches, de leur point de vue. Je voulais une scène qui se fasse dans la douceur même si l’éleveur emmène une vache vers l’abattoir. Ce parti pris de douceur est une manière de respecter le travail de l’éleveur mais aussi, finalement, de rendre la scène encore plus cruelle. Les vaches sont des animaux très gros, puissants, mais si dociles : il y a quelque chose de désespérant à les regarder se laisser faire comme ça. C’est le drame des victimes éternelles, qui ne se rebellent pas. Voilà, elle est dans le camion. Ses “copines” meuglent. Au moment du tournage, j’ai couru pour changer ma caméra de place parce que je voulais juste filmer le camion qui s’éloigne dans le brouillard. Et là, surprise, j’ai entendu arriver le troupeau et… les vaches sont entrées dans le cadre. Elles accompagnaient leur “copine”. Elles venaient lui dire au revoir. Ce n’est pas du chiqué… Et ce n’est pas de la “direction d’actrices” ! J’ai essayé de faire de la “direction de vaches” ! Les pousser dans le champ de la caméra, les faire brouter dans le bon sens… Ça a tout le temps foiré ! »  (E. Gras)
Les élèves ne comprendront peut-être pas entièrement ces scènes et un éclairage sera à apporter et à adapter aux questions, aux attentes, aux besoins manifestés.
Il serait dommage de ne pas profiter du documentaire pour aborder les enjeux de l’alimentation et ceux du développement durable, en lien avec le parcours santé,  et de la transition écologique en lien avec le parcours citoyen.

Le documentaire au cinéma; un genre
La notion de documentaire, film à but informatif,  a commencé avec les débuts du cinéma. Les premiers films des frères Lumières étaient des documentaires; on pense à La Sortie de l’usine Lumière à Lyon (voir le film), à Les Forgerons (voir le film), à La Place des Cordeliers à Lyon (voir le film). Ce sont certainement les moyens de l’époque  et les expérimentations cinématographiques qui conduisent à des séquences documentaires prises sur le vif.
Dans les années 1925/1930, le documentaire se développe à travers des sous-genres comme le documentaire social, le documentaire urbain, le documentaire romancé (Nanouk l’esquimau, 1922 par exemple).
La grande différence entre la fiction et le documentaire :  c’est que dans le documentaire, il n’ ya pas  d’acteurs, pas de personnes qui simulent, qui jouent  pour être quelqu’un d’autre.
Par contre, dans un documentaire comme dans une fiction, le réalisateur choisit ce qui est filmé et, après organise le montage, à partir des rushes (ensemble des documents originaux produits au tournage). Ce qui permet de dire que le cinéaste influe sur le résultat et apporte son point de vue aussi dans un documentaire.

Le site Nanouk, site pédagogique national du dispositif ouvre la réflexion autour de la question : réel et fiction

Au cinéma, on catégorise les films en genre.  Les classifications sont plus ou moins nombreuses et plus ou moins souples selon l’émetteur.
A considérer avec les élèves :  le film d’animation / le film d’aventure / le biopic (film retraçant la vie d’un personnage)/ la comédie /  le  documentaire / le  film dramatique / le  film fantastique / le film de science-fiction / le film d’histoire/ le film policier. 

 

  DES ENJEUX COMME POINTS D’APPUI POUR FORMER L’ENTENDEMENT ET L’ÉLOQUENCE  

Le retour sur certaines questions posées ou effleurées dans le film, et dans le cinéma en général,  peut jouer un rôle formateur dans le dépassement progressif de ressentis (sans pour autant anéantir les émotions) vers le développement de capacités à se forger une opinion, à débattre et à se servir d’ arguments.
Proposition de procédure  : (Cette proposition généraliste peut servir pour d’autres films ou d’autres objets culturels)

  • Dans un premier temps, les élèves peuvent noter, à travers de simples mots, de courtes phrases, de manière individuelle et spontanée, leur(s) idée(s) sur la question en jeu.   L’utilisation de post-it disponibles dans l’espace consacré au cinéma  ou selon tout autre organisation peut être une facilitation.
    Cette activité doit être accessible à tout moment pour l’élève, sur une durée tangible,
  • A partir de l’ensemble de mots collectés, des listes seront établies collectivement en petits groupes d’élèves,
  • Ces listes doivent répondre à un critère de classement,
  • Ces listes s’entendent mobiles et plusieurs listes sont donc composées par le même groupe d’élèves, à partir de critères différents (donnés ou  à déterminer),
  • Ce travail de tri est destiné à mettre en valeur des oppositions, des ressemblances, des différences,
  • La lecture des listes établies par les différents groupes permet de dégager des ressemblances et des différences dans les choix faits et des contradictions qui sont les sources des avis différents,
  • Les listes sont enrichies de nouvelles idées,
  • Des discussions peuvent s’engager selon l’intérêt et les compétences des élèves. Les élèves exercent des capacités à tenir un discours raisonné et convaincant.

Proposition de questionnement   :

 Les émotions des animaux, leurs souffrances, leur bien-être

La  chaîne alimentaire :  « A table ! »

 

  RELATIONS AVEC D’AUTRES DOMAINES D’ENSEIGNEMENTS  

Culture générale et français : la notion de documentaire.
Pour mieux entrer dans la compréhension du principe d’un  film documentaire, les élèves auront fréquenté,  identifié, lu  des ouvrages documentaires et des ouvrages fictionnels. Ils auront comparé les deux types d’ouvrages, pris des repères pour comprendre leurs différences en terme d’intentions, de présentation, de contenu, de langage. ces éléments maîtrisés pourront être utilisés  pour effectuer une comparaison entre film de fiction et film documentaire.

Enseignement des arts plastiques : le portrait animalier
Un dossier offrant des pistes de pratiques plastiques est présenté dans la partie « Avec les élèves »
Des références d’oeuvres ayant pour sujet la vache sont offertes dans la partie « Avec les élèves » – Ouverture culturelle –

Questionner le monde 
Le cycle de vie des êtres vivants, la question du régime alimentaire des bovins, la relation alimentaire
entre l’animal et le végétal et indirectement entre l’homme et l’animal, sont mis en scène dans le film; ce qui offre des points d’appui tangibles pour réfléchir ces questions.

L’enjeu autour de la nutrition et des comportements favorables à la santé sur des questions comme la variété de la nourriture et les catégories d’aliments et leur origine peut être abordée par extension et selon les réactions des élèves. 

  DES DOSSIERS PÉDAGOGIQUES A CONSULTER   



AVEC LES ÉLÈVES

Cette rubrique permet aux enseignants de se saisir de contenus et de démarches pour accompagner la réflexion, l’enrichissement, les connaissances des élèves dans la considération du film.
La page intitulée « Les incontournables d’une séquence autour d’un film au cycle 2« 
donne des contenus indicatifs sur les leviers génériques d’une éducation artistique, culturelle et sensible autour du cinéma.  A consulter, à exploiter ! 
Les rubriques ci-dessous donnent les recommandations pour le film Bovines ou la vraie vie des vaches
Les deux pages d’approche pédagogique se complètent.

   AVANT LA SÉANCE AU CINÉMA

Dans le moment de préparation à la rencontre avec le film, il sera indispensable de:

  • accéder à l’affiche pour lire le titre du film et envisager un contenu de film
  • évoquer l’univers des bovins:
    ;;;1. Par un jeu de questions, mettre en lumière la relation que les élèves ont ou ont déjà eu avec des vaches  (As-tu déjà vu une vache ? Une vraie vache ? Une photo de vache ? As-tu déjà vu une vache de près ? de loin ? As-tu déjà entendu une vache meugler ? As-tu déjà touché une vache ?). Ce moment ne revêt pas la même importance dans une école de ville et dans une école rurale.
    Lire ou donner à lire, selon les compétences des élèves, un document (réalisé par la coordination Ecole et Cinéma de l’Ariège) Que savons-nous des vaches ? fiche_lecture
    ;;;2. Évoquer le titre et imaginer la vie, « la vraie vie » d’une vache.
    Recenser les activités d’une vache, toutes les activités d’une vache (de ses activités les plus naturelles à  son alimentation, de sa naissance à son abattage,  de sa place dans la chaîne alimentaire à sa relation à l’homme).
    Une liste sera produite en collectif. Elle sera réutilisée lors du travail en retour de séance
  • évoquer la notion de documentaire  et la notion de film animalier pour faire émerger la perspective d’images et de scènes réalistes et réduire à néant l’attente d’une fiction ou d’une aventure avec des vaches
  • rechercher des documentaires à la BCD et/ou à la médiathèque (documentaires et documentaires animaliers, documentaires sur les vaches et les bovins)
  • créer un espace dans la classe pour mettre en valeur les objets, les documents collectés   autour des vaches, les connaissances acquises, les expérimentations plastiques et mettre en valeur les éléments (documents de communication / listes établies / impressions et  ressentis / etc.) concernant le film
    (voir aussi la page Un espace dédié au cinéma)
  • s’appuyer sur des documents mis à disposition des élèves  (photogrammes / bande annonce / lecture d’un résumé) pour cerner un contenu  du documentaire
  • recenser des scènes possiblement présentes dans le film  Ce moment est nécessaire; certaines scènes, bien que naturelles peuvent surprendre et la surprise et les questions qui les accompagnent peuvent ainsi être anticipées voire en partie neutralisées (on pense à la scène où une vache vêle, celle où une vache urine / défèque / etc.) 
  • en se servant de mots choisis et prélevés dans  liste de mots clés, rédiger une ou deux phrases traduisant les pressentis pour le film (individuellement ou en petit groupe). Ce texte peut évoquer des scènes attendus mais aussi des appréhensions, des inquiétudes, de l’enthousiasme personnels.
  • en s’appuyant sur les mots clés de la liste, définir des mots peu connus ou méconnus, retenir quelques éléments de vocabulaire utiles pour parler du film après la séance

Proposer aux élèves quelques défis les engageant à s’emparer du film et à rester attentif dans toute la durée du film:

  •  au cours du film, essayer de repérer le photogramme ayant servi pour l’affiche
  • réfléchir aux moyens qu’à l’éleveur de reconnaître une vache de l’autre et trouver des indices dans le film
  • s’interroger sur  ce qui change quand la caméra est très proche de la vache
  • reconnaître et mettre en mémoire quelques sons de la nature
  • imaginer ce que les vaches disent dans les différentes moments où on les entend meugler

 

LA SÉANCE AU CINÉMA

Les élèves y apprécient
  • Une « histoire » sans narration
  • une « histoire » à inventer, à se raconter
  • Une rencontre avec le monde animal
  • La qualité esthétique des images
  • Les événements de la vie des vaches
  • Les ressentis sensoriels
  • La collaboration animale
Les élèves y découvrent
  • Un univers
  • Des variations météorologiques
  • Des questions liées à la vie des vaches: vêler / téter / uriner/ déféquer / se nourrir
  • Des caractéristiques physiques de la vache
  • Une bande son authentique
  • Des émotions animales
  •  Des vues de la nature
  • Un autre style , un autre genre cinématographique
Les élèves y éprouvent (et y apprennent)

 

  • Des moments de surprise
  • Des moments de dégoût
  • Des moments à rire
  • Des moments de poésie
  • Des émotions et de l’empathie
  • L’environnement de la nature
  • L’impression des sensations naturelles liées aux images
  • La gamme des plans (plan général / plan rapproché / gros plan / très gros plan) et  leurs effets

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APRÈS LA SÉANCE AU CINÉMA  

Confronter l’idée qu’on s’était faite du film et le film
  • revenir sur la projection personnelle et sur les mots-clés choisis avant la séance
  • estimer les écarts
  • exprimer satisfaction ou déception
  • trouver 3 mots-clés pour caractériser le contenu du film (individuellement / collectivement)
  • produire 3 dessins (crayon de papier et crayons de couleur) mettant en scène une ou plusieurs vaches et relatant des moments estimés, personnellement,  comme importants ou émouvants dans le film. (ces dessins seront utiles ultérieurement)

Prendre en considération  la vie des vaches

  • énumérer des connaissances nouvelles concernant les vaches, la vie des vaches acquises durant le film : « Je ne savais pas que ….« 
  • recenser l’ensemble des connaissances sur la vache
  • étendre les connaissances sur la vache.
    Des extraits du  dossier réalisé par le Jardin des sciences de la ville de Dijon peuvent être donnés en lecture ou être lus aux élèves
  • classer les connaissances
    Soit les élèves créent des catégories / soit l’enseignant les propose et s’appuie sur 3 ou 4 critères :
    les connaissances relatives à la connaissance du vivant, au règne animal et aux caractéristiques spécifiques des vaches
    la vache dans le monde et dans l’histoire (utilité et religion)
    les vaches en France
    la relation à l’homme – les données liées à l' »exploitation contemporaine  » des vaches
  • organiser ces connaissances et les enrichir
  • rédiger un résumé sur les connaissances acquises

Examiner le choix du réalisateur: un film documentaire?  un film poétique? 

  • trouver 3 intentions qu’a eu Emmanuel Gras en faisant ce film. Des mots-clés peuvent être mis à disposition des élèves (raconter / histoire / réalité / apprendre / informer / rêver /  images esthétiques / etc.)
  • trouver quelques différences entre le film vu durant la première période et le film (Shaun le mouton, le film) d’Emmanuel Gras
  • qualifier les deux films
  • faire émerger les termes  « documentaire »  et  « fiction »
  • considérer quelques passages choisis (par l’enseignant ou par les élèves) qui peuvent paraitre insolite dans une réalité (par exemple, la scène du sachet / le meuglement collectif des vaches ) pour interroger les situations du tournage : prise de vue sans trucage ?  réalité arrangée ? attente pour capture du moment ? hasard ? mise en scène ?
    Aucune réponse juste ne pourra être donnée; le moment est destiné à faire réfléchir les élèves, à les faire argumenter leur point de vue, à établir un inventaire de situations de tournages cinématographiques, à parler de trucages.

Se raconter une histoire

  • revenir sur la première scène du film; elle est disponible sur le site nanouk, entrée –à l’école -site pédagogique du dispositif national,
  • être attentif aux premières images et aux informations qu’elles véhiculent (les élèves connaissent la suite et s’appuient sur leurs connaissances pour mieux analyser les informations données dans cette séquence)
  • considérer la vache qui meugle et le style de ses meuglements
  • émettre à l’oral des hypothèses sur les raisons pour lesquelles elle meugle ainsi. Les élèves peuvent s’appuyer sur des scènes vécues vues et ressenties lors du visionnage. Ce moment permet de structurer davantage les connaissances autour du film
  • parler du plan dans lequel la vache nous regarde (4’04). Essayer de comprendre son regard, son meuglement. Que cherche-t-elle à dire ?
  • rédiger une ou deux phrases traduisant la pensée ou la parole de la vache
  • pour les élèves plus expérimentés (CE2) rédiger une petite suite ouvrant vers une fiction; une histoire personnelle avec cette vache.

Comprendre l’échelle des plans et leurs effets

  • à partir de phrases écrites concernant des vues du film (accéder à un document fait), organiser les affirmations en 4 catégories correspondant à des cadrages d’ images : gros plan / plan rapproché / plan moyen / plan éloigné.
    Ce travail peut se faire en individuel, en petit groupe ou en collectif.
    Il engage des compétences de lecture et de compréhension de textes
  • s’appuyer sur un document présentant des photogrammes du film organisés selon les différents plans envisagés dans le travail ci-dessus (accéder à un document d’imagespour valider les choix faits
  • mettre en mots les effets produits par chaque type de plan . Par exemple, rechercher et comprendre quel type de plan touche davantage les émotions / quel type de plan engage davantage d’empathie / quel type de plan donne du contexte à l’action / etc.
    Un document d’accompagnement sur les effets des plans  est disponible.
    Il peut être mis à disposition des élèves ou servir d’outil pour l’enseignant
  • rédiger une définition pour chaque type de plans
  • reprendre les 3 dessins produits à la suite du film (voir ci-dessus § Confronter l’idée qu’on s’était faite du film et le film). En choisir un et  reproduire son contenu (ou une partie de son contenu) en choisissant une autre échelle de plan. Par exemple: un dessin,  gros plan de la tête de la vache en train de meugler ou un dessin de la vache dans son  paysage en panoramique. Attention, le choix du plan doit correspondre à une intention fixée dès le départ (par exemple donner un contexte ou montrer une émotion / une action)
    Voir ci-dessous § s’exprimer à travers les activités plastiques.

Prêter attention à la bande-son

  • en s’appuyant sur le travail autour de l’échelle des plans, analyser les sons
  • recenser les sons entendus
  • différencier les sons émis par les vaches, les sons venant de l’activité humaine et les sons de la nature
  • citer les sons en recherchant des termes précis (meuglement/ beuglement – sons de cloche – gazouillis – etc.)
  • mettre en lien l’échelle des plans et l’origine et étendue des sons

Entrer dans une réflexion favorable à la santé et au développement durable  

S’exprimer à travers les activités plastiques

  • Le portrait animalier ou une séquence autour de la représentation de la vache
    Le dossier pédagogique sur le portrait animalier  propose des expérimentations plastiques et des pistes de productions en deux et en trois dimensions
  • Le cadrage : gros plan / plan rapproché / plan moyen / plan éloigné
    A partir d’un dessin déjà produit, le reproduire (tout ou en partie) en faisant le choix d’un cadrage.  Par exemple: ne retenir q’une partie du motif et le reproduire en gros plan ou  reproduire tout le motif sur un plus grand format et réaliser un plan éloigné avec un contexte  en panoramique.
    Le choix du cadrage correspondra à une intention et à un effet choisi (voir document présentant les effets)
    Des aides peuvent accompagner les élèves  dans leur production. Par ex:
    ;;;;;Pour un choix de gros plan:  un cache cartonné permet de cadrer et d’isoler pour choisir avec discernement la partie du motif  à privilégier/  agrandir  la partie du motif choisie à la photocopieuse peut aider à la composition de la nouvelle production
    ;;;;;Pour un choix de plan éloigné: privilégier un support de plus grand format que le motif initial / éventuellement, reproduire le motif initial au photocopieur et l’intégrer sur le support; l’élève aura à imaginer et représenter plastiquement le contexte

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   OUVERTURE CULTURELLE   

Quelques références et clins d’oeil culturels 

Arts plastiques autour de la représentation de la vache

La sélection présente des représentations de vache dans différents genres (photo / sculpture/ dessin / …) puisées dans différentes époques.

L’agence photographique de la Réunion des musées nationaux offrent un large choix de représentations. Indiquer « vache » sur le moteur de recherche de la page d’accueil

Nanouk, le site pédagogique national offre également une sélection d’oeuvres

Exploration artistique à partir de sachets 


 

 Fabienne PY  —  Conseillère pédagogique en arts visuels  —
Coordinatrice MetC67 / EetC67
_______    DSDEN du Bas-Rhin   _______

Publié le 23/11/2019)