LE ROI ET L’OISEAU

Dessin animé en couleur
Réalisation : Paul Grimault
France-1979
Couleur,  87 min

Scénario : Jacques Prévert et Paul Grimault d’après La Bergère et le Ramoneur de H.C. Andersen.
Dialogues:  Jacques Prévert



 

 

LE FILM

Le roi et l’oiseau sur le site Nanouk, site pédagogique d’Enfants de cinéma partenaire du dispositif « École et Cinéma »

Le point de vue sur le film, rédigé par Jean-Pierre Pagliano, historien du cinéma et critique de films d’animation

Voir la bande annonce sur Allociné (Attention, site commercial)

Des informations sur le film sur le site Wikipédia

Lire des critiques sur le film (en bas de page)

Écouter la bande-son



L’AFFICHE

Disponible en grand format  sur le site  Nanouk,
site pédagogique d’Enfants de cinéma partenaire du dispositif « École et Cinéma »



MOTS-CLÉS

Conte, adaptation, histoire d’amour, despote, égoïsme, musique.



LES PERSONNAGES 

___   L’oiseau   ___

Il est le narrateur de l’histoire et y joue parallèlement un rôle fondamental.
Il est vêtu d’ un plastron et d’ un chapeau haut de forme qui lui confère le rôle de Monsieur Loyal et  le conforte dans  son rôle de narrateur.
A noter que l’adjectif loyal signifie  « qui est sincèrement fidèle dans sa conduite aux engagements pris, aux lois de l’honneur et de la probité » (extraits Centre National de Ressources textuelles et lexicales); ce qui le qualifie justement.

Il est loyal mais aussi malin, rusé et se joue régulièrement des oppresseurs (roi, police, prison, robot, etc.).

C’est lui qui ose s’opposer au roi,  dans un esprit de justice. Toujours dans un esprit de justice, c’est lui qui sauve la bergère et le ramoneur à plusieurs reprises.

Tout ceci en fait  le héros du film.

En tant que héros, il incarne les valeurs représentées dans le  film, comme la liberté,  la paix et le libre-arbitre.
Mais  il incarne aussi le bon père de famille, soucieux et préoccupé de ses enfants.

___   « Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize », le roi    ___

C’est un despote, mégalomane qui règne sur le royaume de Takicardie.
Il se débarrasse de tous ceux qui le contredisent ou le dérangent grâce à un système de trappes dont il use abondamment.
Son souci d’omniprésence et de domination est non seulement marqué par les manifestations de son caractère mais aussi par une abondance de sculptures à sa gloire dans son royaume.

Il aime la chasse, il aime la solitude et surtout, il s’aime lui.
Il « aimera » la bergère aussi, peut-être plus par désir de posséder ce qui appartient à un autre que par amour pour la personne.

Il est soucieux de son aspect physique et travaille son apparence, cherchant par des atours à gagner de la prestance. Il développe un véritable culte de la personnalité et s’entoure de ses portraits afin de pouvoir s’admirer.
Son strabisme le met dans des situations dans lesquelles il est quelque peu ridicule.

C’est une caricature…du besoin de puissance et de la violence du pouvoir

___   La bergère et le ramoneur    ___

Au début de l’histoire, la bergère et le ramoneur sont deux personnages représentés dans des tableaux qui ornent les appartements privés et secrets du roi.
La nuit, ils prennent vie;  ils sont jeunes et sans expérience et  très amoureux l’un de l’autre. Ils décident de s’enfuir pour vivre leur vie ensemble. Ils sont curieux du monde et des autres.
Leur couple est fusionnel et le spectateur ressent dramatiquement  leur séparation.
Dans le film, ils servent  de prétexte pour mettre en scène l’essence du film :  le combat entre l’autorité incarnée par le roi et la liberté représentée par l’oiseau.

___  Le portrait de  « Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize », le roi    ___

Comme tous les personnages représentés, il sort de son tableau et devient un personnage du récit.  Il prendra la place du vrai roi et sera aussi tyrannique voire plus.
Suite à la retouche du tableau, ce roi ne louche pas….Ce qui permet de le distinguer du vrai.

___   Le robot   ___
 est présenté  comme un objet d’extermination mais aussi comme un objet répondant à la commande humaine.
Dans un premier temps, au service du roi, il est cruel et malfaisant. C’est le roi qui le dirige.
Lorsqu’il est dirigé par l’oiseau, il agit en bienfaiteur.
A travers lui, Grimault et Prévert nous signalent que tout objet mécanisé dépend de celui qui le dirige.
Une autre idée optimiste par rapport aux objets mécanisés est véhiculée par la dernière scène qui montre le robot prendre la posture du Penseur de Rodin avant de redonner la liberté à l’oisillon emprisonné.
A travers lui, Grimault et Prévert nous laisse à penser que la modernité et la technologie peut agir pour notre bien.

Avec les élèves:

  • Définir tous les rôles de l’oiseau.
  • Présenter la place  « particulière » de l’oiseau dans l’imaginaire et l’œuvre de Jacques Prévert. Lire quelques poèmes de Prévert dont le fameux « Pour faire le portrait d’un oiseau« mais aussi « Au hasard des oiseaux » ou « Chanson de l’oiseleur » Rechercher la (les) symbolique(s) que Prévert met dans l’oiseau.
  • Réagir au nom du roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize. Le mettre en lien avec le nom des rois de France (Rappeler les prénoms les plus fréquents dans la royauté française / Chercher des explications au chiffre qui suit le nom).
    Inventer d’autres noms de roi originaux et sarcastiques.
  • Rechercher dans le film des éléments qui servent à marquer la gloire du roi (les différentes  statues et peintures seront recensées et décrites mais aussi les médailles, les arbustes travaillés selon l’art topiaire, les compositions florales, les feux d’artifice, etc.). L’enseignant peut pour cela diffuser des séquences extraites du film, mettre des photogrammes à disposition des élèves, s’appuyer sur les images et paroles retenues par les élèves.
  • Qualifier le comportement du roi. Une liste de qualificatifs du comportement du roi peut être mise à disposition des élèves. Plusieurs activités peuvent être proposées à partir de cette liste:
    (travail individuel ou en petit groupe de travail)
    (à proposer et à  moduler selon les compétences des élèves 

    • trier les mots de la liste en synonymes et antonymes
    • définir les termes
    • donner des exemples de situations mettant en jeu quelques comportements
    • cerner les nuances
    • faire un choix pertinent de 3 (ou 5) qualificatifs estimés les plus appropriés au comportement du roi. Défendre le choix fait.
  • Établir un portrait critique du roi ou, à l’inverse, établir un portrait élogieux du roi. Les deux propositions peuvent être soumises et laissées au choix des élèves.
    Ce travail peut s’envisager à l’oral ou par écrit.
    Pour aller plus loin et selon l’intérêt des élèves, l’enseignant peut proposer de faire le procès du roi et inviter les élèves à trouver des arguments pour défendre son comportement et des arguments pour condamner son comportement.
  • Comparer la bergère et le ramoneur du film et la bergère et le ramoneur du conte d’Andersen.
DEUX MONDES ET UNE CRITIQUE DE LA SOCIÉTÉ

Le  royaume de Takicardie est divisé en deux :

  • en surface les individus vivent sous l’emprise du roi, portent tous le même costume, ont les mêmes expressions. Ils semblent avoir perdu  leur identité et leur  personnalité.
  • dans les sous-sols du royaume, vit une population de villageois opprimés, enfermés, elle aussi soumise au roi. Les villageois ont perdu tout sens de la vie et la connaissance des choses.

Le royaume de Takicardie ressemble à une grande pièce montée architecturale. C’est une accumulation, un emboîtement de monuments empruntés à des époques diverses et à des cultures diverses. On y repère des donjons médiévaux, des gratte-ciels new-yorkais, des colonnes grecques, des frontons typiquement romains, des coupoles d’inspiration orientales, des canaux et ponts vénitiens.
Le roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize s’approprie tous les styles sans faire de choix « esthétique » personnel. Ses assemblages architecturaux sont orientés par les architectures, marques de prestige et de splendeur.

Le royaume de Takicardie est également empreint de modernisme. On y trouve des objets mécanisés, un ascenseur en forme de fusée, des trappes automatiques.
Des éléments qui peuvent être mis en parallèle avec les objets mécanisés et automatisés qui envahissent progressivement le quotidien dans les années 1970/80. Prévert et Grimaud cherchent-ils  à critiquer le progrès et à montrer la fadeur et le manque de vertu de certaines inventions au regard des valeurs humaines ?
En tous les cas, le film montre que toutes ces inventions ne suffisent pas à satisfaire (le roi),ni  à (le) distraire. Et le film démontre qu’un robot, une machine  répond bien à la commande humaine.

Le sous-sol du royaume de Takicardie est dédié au travail et visiblement, personne ne choisit les situations qu’il vit. C’est le lieu de la servitude, un quartier qu’André Bazin, célèbre critique de film, apparente à une « banlieue » où sont installés ouvriers et exclus.

Dans le royaume de Takicardie, tous les individus sont dans un moule ou sont écrasés qu’ils soient du monde d’en-haut ou qu’ils vivent dans le monde d’en-bas.
Prévert et Grimaud cherchent-ils ainsi à dénoncer l’emprise de la société sur l’individu ?

Avec les élèves:

  • Réagir au nom du royaume. Rechercher/ inventer une définition pour le mot takicardie ou tachycardie. Lire la définition dans un dictionnaire ou lors d’une recherche sur l’Internet. Trouver une raison qui a pu motiver Prévert à choisir ce nom pour le royaume de ce roi particulier
  • Dans le cadre des enseignements des arts plastiques, réaliser un royaume, une ville, un « monde d’en-haut » à partir d’éléments architecturaux choisis.
    Procédure:
    Des éléments architecturaux sont prélevés par les élèves dans des images ou des photos (faites par les élèves ou trouvés dans des magazines et des livres documentaires), d’autres sont décalqués  et servent à réaliser un ensemble architectural composite.
    La juxtaposition, la superposition, l’opposition, l’alternance, la combinaison sont alors en jeu. Les productions peuvent éventuellement être complétées ou prolongées par le dessin.
    Des expérimentations sur les notions d’échelle et de la perspective sont profitables à la production définitive.
    L’enseignant peut proposer de travailler sur les éléments architecturaux remarquables de l’environnement proche, en mélangeant les époques, les styles, les fonctions des bâtiments. Par exemple à Strasbourg:  exploiter les maisons à colombages, la cathédrale, le palais des Rohan, les bâtiments d’Art Nouveau, l’architecture de la Neustadt, les constructions contemporaines (MAMCS / le parlement européen IPE4 / quartier des deux Rives / etc).
    Chaque ville du département offre des richesses architecturales remarquables sur lesquelles l’enseignant peut s’appuyer. Cette manière d’envisager la réalisation de la production a l’avantage de se doubler d’un regard esthétique sur l’ environnement proche et d’un travail autour du patrimoine local.
UNE FABLE
Le film prend appui sur le conte d’Andersen, La bergère et le ramoneur. Le conte d’Andersen se déploie (presque entièrement) à partir du moment où bergère et ramoneur quittent leur tableau. Le conte  se termine avec la disparition du roi.
Mais Grimault et Prévert font le choix de l’inscrire dans une fable plus développée dans laquelle ils mettent en jeu, en parallèle  de l’amour et de la bêtise, un mépris pour la haine et l’envie et la dénonciation de la tyrannie et de la méchanceté.
Une narration qui, entre science-fiction, fantastique et réalité a tout d’une fable contemporaine.

François Porcile dans Défense du court métrage français affirme : « Le monde de Grimault est proche de celui du conteur danois. D’un côté des personnages attachants, naïfs, enfantins, de l’autre : la méchanceté et l’hypocrisie concrétisée par des personnages inquiétants chaussés de godillots à clous et armés de parapluies. Cette lutte du merveilleux et de la cruauté est le dénominateur commun de l’œuvre de Grimault ».

DES CLINS D’ŒIL CULTURELS

____    De la littérature et de la poésie   _____

  • Hans Christian Andersen(1805-1875), La bergère et le Ramoneur,1845,
     On retrouve le récit d’Andersen dans le film avec quelques libertés prises par les réalisateurs
    Lire le conte.
  • Jacques Prévert dont l’univers et l’imaginaire imprègne le film.
    On retrouve son esprit dans les paroles et particulièrement dans la sonorisation de la montée de l’ascenseur (voir ci-dessous § A propos de la bande son ) et son goût pour les oiseaux (voir ci-dessus § Les personnages)

Avec les élèves :

  • Lire le conte d’Andersen et rechercher les similitudes et les différences  avec le film (personnages / contexte / aventure et ses épisodes / épilogue / morale). La recherche sera plus ou moins fine, plus ou moins conduite selon le niveau de compétences des élèves.
  • Lire et apprendre quelques poèmes de Prévert dont le fameux « Pour faire le portrait d’un oiseau » mais aussi « Au hasard des oiseaux » ou « Chanson de l’oiseleur« 

____    Des peintures célèbres   _____

  • La statue de rhinocéros du palais du roi dans le dessin animé ressemble à l’oeuvre d’Albrecht Dürer (1471-1528) Le rhinocéros, 1515,    
    L’anecdote de la réalisation particulière de cette gravure est à raconter aux élèves (lire l’anecdote)
  • et à l’oeuvre de Salavador Dali (1904-1989), Le rhinocéros habillé de dentelles, 1956, inspirée, elle même,  de l’oeuvre de Dürer. Sculpture de 6 tonnes alliant la lourdeur de la masse corporelle et la finesse des motifs de dentelles.
  • La référence à Giorgio De Chirico (1888-1978)   est évidente, d’autant plus que ses œuvres étaient admirées des artistes du surréalisme, mouvement qui a beaucoup marqué Grimault.
    Piazza d’Italia, 1923 est une série d’une centaine de toiles sur le thème Place d’ Italie (voir des images). Le rapprochement avec les images du film est à la fois formel :  style architectural somptueux, des bâtiments de marbre (modernité, symétrie et colonnes romaines),  des statues mais aussi symbolique à cause d’un décor vide de présence humaine. Ceci permet un rapprochement plus circonstancié et établit les deux images comme une scène de théâtre dont la partie délictueuse de l’intrigue se déroulerait en coulisse (en lire plus sur le site Nanouk)

  • L’architecture de la ville haute  peut être rapprochée  des oeuvres de MC Escher (1898-1972) représentant des constructions impossibles, constituées d’escaliers, d’échelles,  ambitionnant d’atteindre l’infini (voir une oeuvre  Convex et Concave et accéder ua site officiel de MC Escher)
  • Hyacinthe Rigaud (1659-1743) a peint le portrait sur pied de Louis XIV, en costume de sacre en 1701. La majesté est glorifiée par la pose, par les vêtements  et par la richesse des décors.
    Rigaud invente le « portrait royal »;  son style devient un modèle pour tous les portraits de chefs d’états européens jusqu’à aujourd’hui et … jusque dans le film de Paul Grimault.
  • Le tableau, perçu en partie à l’arrière-plan lors de la séquence sur le portrait du roi, sur lequel on aperçoit un cheval, a un « équivalent »   au Château de Versailles: un  tableau de Jacques-Louis David (1748-1825), représentant  Bonaparte, consul, franchissant le col de Saint-Bernard (1800)
  • Dans les toiles accrochées dans la galerie du roi, le spectateur repère une citation au style de Picasso.
  • A la fin du film, le robot prend une pose équivalente à celle du Penseur, 1904, d’Auguste Rodin (1840-1917). Plâtre présent dans les collections du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.

____    Des références au cinéma  _____

  • Clin d’oeil au film  Les Temps Modernes, 1936 de Charlie Chaplin (1889 – 1977) , lorsque  l’oiseau  fait des siennes sur les chaînes de montage (voir l’extrait sur le site Nanouk), comme Charlot perturbateur dans Les temps modernes (voir la bande annonce)
  • Le Robot est un géant, difficile à cerner  car parfois destructeur, parfois  très humain.  Le spectateur voit certainement en lui un peu de King Kong (1933), un peu de Godzilla (1954) mais aussi un peu de Goldorak  (1976)
  • Les structures futuristes  de la ville haute suggèrent la cité haute dans le film Métropolis,1927 de Fritz Lang (1890-1976). Cette cité, dans laquelle vivent les intellectuels et les dirigeants,  est faite de buildings, d’amphithéâtres, de jardins, de théâtres, de stades, de lignes de métro aérien et d’une Nouvelle Tour de Babel. Elle domine  une cité basse, cité ouvrière où l’on travaille à la chaîne (voir la bande annonce)
  • La ville basse dans Le roi et l’oiseau évoque également le film muet et expressionniste   Le Cabinet du Docteur Caligari, 1920 de Robert Wiene (1873-1938) dont le décor est caractérisé par le chaos, par  des  formes violemment torturées et un jeu d’ombre et de lumière fortement marqué en concordance avec le mouvement de l’expressionnisme allemand.  

Avec les élèves  – Avant la séance au cinéma – 

Nous préconisons de mettre des images de ces oeuvres à disposition du regard des élèves, en amont de la séance. (voir aussi document pour mise en place d’un espace dédié). Les élèves s’en imprégneront et peut-être résonneront-elles lors de la séance.

Avec les élèves  – Après la séance au cinéma – 

___   A propos des images artistiques :  Différentes possibilités pour l’enseignant

  • Une simple imprégnation : Mettre les photogrammes du film et les images des œuvres clin d’œil  en regard, affichées dans l’espace dédié et laisser les élèves y accéder. Cette manière de faire table sur une imprégnation visuelle et sur l’action du temps.
    Elle suppose toutefois qu’une des œuvres clin d’œil  participent des rencontres avec les œuvres que feront les élèves au courant de l’année, dans le cadre de leur PEAC et de l’enseignement des arts plastiques.
    Au moment de cette séquence, les élèves réagiront en revoyant les œuvres  et l’enseignant peut revenir sur le film et sur les références qui habitent Paul Grimault et Jacques Prévert
  • Profiter du regard attentif des élèves: Mettre les photogrammes du film et les images des œuvres référentes  en regard, affichées dans l’espace dédié et laisser les élèves y accéder. Profiter des réactions des élèves et engager un moment collectif de constats (formels et symboliques) et de discussion autour des similitudes entre les images. Le moment permet de poser l’idée des sources d’inspiration des artistes.
  • Construire une séance:  Photocopier toutes les images des œuvres (ou photogrammes) clin d’œil et photocopier les photogrammes du film leur correspondant  en format A5, de manière à disposer d’autant d’images que d’élèves (sans se soucier de l’image). Distribuer une photocopie (format A5) à chaque élève (sans se soucier de l’image); chaque élève dispose d’une image différente (plusieurs élèves ont peut-être la même image). Par un jeu de description orale des images (avec recherche de précisions dans la description = importance des qualificatifs),  reconstituer les paires.
    Ce moment ouvre vers des constats  de similitudes, vers une discussion autour de la copie et des sources d’inspiration des artistes.

___   A propos des allusions littéraires et cinématographiques   Procéder comme à une chasse aux trésors:

  • Annoncer aux élèves qu’ils ont à trouver X références (l’enseignant détermine le nombre en fonction des connaissances et du PEAC des élèves). Les laisser d’emblée en citer quelques-unes (certainement les plus évidentes).
  • Leur donner des indices pour  trouver les autres;  l’enseignant a prévu ces indices par écrit ou avec des images, sur des petits cartons à distribuer.
    Mettre en commun les indices et les réponses apportées.
  • Donner aux élèves les références  qu’ils n’ont pas trouvées.

___   A propos de la bande son et des musiques :

  • Voir un document pédagogique présentant des pistes sonores
  • Réécouter la bande sonore de l’ascenseur. Porter une attention particulière aux paroles, écrites par Jacques Prévert.   Mettre le texte en lien avec Inventaire (paroles 1946).
  • Proposer d’inventer une bande sonore pour un ascenseur qui irait…  au sommet de la tour Eiffel à Paris, au sommet de l’arche de la défense à Paris, au sommet du Burj Khalifa à Dubaï, du Skytree à Tokyo, sur la lune, au plus profond de la terre, etc.

Avec les élèves  – Après la séance au cinéma – dans le cadre des enseignements en arts plastiques 

A partir de l’épisode de réalisation du portrait du roi et du clin d’oeil à l’oeuvre de Hyacinthe Rigaud

Mettre en place dans la classe  un espace-genre studio de photographe – pour réaliser des portraits sur pied
Cet espace comprend un miroir de grande dimension (genre psyché) permettant aux élèves de se voir en entier.
Après les premières expérimentations (voir ci-dessous), les élèves y disposent également d’appareils photo et (au cycle 3) de spots ou systèmes d’éclairage mobiles.

….. –__  Dans un premier temps, fréquenter l’espace pour se mettre en scène dans des postures, des attitudes, des expressions qui témoignent d’une fierté de soi et d’une certaine arrogance et d’un port altier
…….__  Ajouter éventuellement quelques accessoires susceptibles de renforcer l’attitude
…….__  Choisir la posture « idéale » et se faire photographier pour réaliser un portrait  

LE FILM ET LE PARCOURS « PAR HASARD »

C’est la fidélité reconnue de Paul Grimault et de Jacques Prévert au mouvement artistique du surréalisme qui a déterminé l’inscription du film dans le parcours « Par hasard ». Le film est émaillé de références au  surréalisme et à ses artistes.

Les surréalistes se servent de procédés créatifs nouveaux libérés du contrôle de la raison pour leur création artistique.
Ces procédés créatifs relèvent d’automatismes, du rêve, de l’inconscient et du hasard. On peut citer par exemple, le cadavre exquis, utilisé en création littéraire et en création plastique.

Le mouvement surréaliste est un mouvement artistique qui conjugue les formes d’expression et s’appuie essentiellement sur la littérature et les arts plastiques.  La rencontre d’un écrivain et d’un cinéaste, dessinateur renforce ou appuie le clin d’œil vers les surréalisme. Hasard ?

DES RÉFÉRENCES UTILES POUR LES ENSEIGNANTS

____   Des critiques à lire   _____



Fabienne PY  —  Conseillère pédagogique en arts visuels  —  Coordinatrice EtC67
_______    DESDEN du Bas-Rhin   _______